jeudi 18 novembre 2010

Le Bal des Lucioles en DVD

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C'est avec grand plaisir que nous vous annonçons la sortie du Bal des Lucioles en DVD !



Pour les enfants de 2 à 7 ans, le Bal des Lucioles vous propose:
  • « Les Petits Ecoliers » retrace les péripéties de trois élèves qui se retrouvent aux prises avec les dangers de la Nature.
  • « Le Bal des Lucioles » raconte l’histoire d’une luciole qui doit réparer sa loupiote pour pouvoir assister au bal de la forêt.
  • « La Nouvelle espèce » est l’histoire d’une famille dont les parents se font piégés lors d’un pic nique, les enfants vont devoir les sauver.
  • « Le Magicien » présente les aventures d’un loup prestidigitateur à qui il va arriver un mauvais tour."


Profitez du prix vert de la FNAC et découvrez pour noël un programme de courts-métrages drôles et attachants !

Le Bal des Lucioles en DVD
Prix conseillé : 14€90, 12€99 à la FNAC
Date de sortie : Disponible !
dimanche 12 juillet 2009

Sur le tournage : "Au sud des nuages" - partie 5

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Nous continuons dans Oulan Bator où le tournage d'Au sud des nuages s'arrête quelques temps...:

Le réalisateur Jean-François Amiguet à propos de cette photo : "Grand moment de bonheur cinématographique dans la banlieue d'Oulan Bator. Adrien (Bernard Verley) observe pensif Roger qui n'a pas envie de l'accompagner à la chasse. Il préfère la compagnie d'Odma, la jeune contorsionniste mongole dont il est tombé amoureux dans le train entre Moscou et Oulan Bator."
Voici un extrait du making of du film Au sud des nuages où le réalisateur raconte comment l'actrice Arlunzaya Tsogoo a rejoint le film sous les traits d'Odma :


D'autres extraits vidéos d'Au sud des nuages et de son making of ici.

dimanche 5 avril 2009

Les 16 de Basse-Pointe

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Film de Camille Mauduech, sur les écrans le 22 avril 2009

En 1948, en Martinique, dans un climat de grève sur une habitation sucrière, un géreur, blanc créole, est assassiné de 36 coups de coutelas et retrouvé mort dans un champ de cannes de la plantation qu'il administre.
Après une chasse à l'homme de plusieurs semaines, 16 coupeurs de cannes noirs sont arrêtés et maintenus en détention préventive pendant trois ans. En 1951, leur procès, renvoyé à Bordeaux, ancien port négrier, avec l’assurance d’un verdict exemplaire et sans appel,
deviendra le premier procès du colonialisme français aux Antilles, jugé devant “ses pères”.

Téléchargez le dépliant ici : http://www.les16lefilm.com/


vendredi 28 novembre 2008

Le Bal des Lucioles - A découvrir d'urgence !

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Actuellement à l'affiche dans une quarantaine de salles, le film d'animation "le Bal des Lucioles" est à voir absolument ! Ce film Letton réalisé dans une technique d'animation traditionnelle démontre à nouveau l'engagement de Cinéma Public Films pour promouvoir un cinéma pour enfant (et pour les grands !) différent.
Profitez donc d'un week-end de décembre pour découvrir ce petit bijou, orginal et touchant.



"Les insectes et les animaux sont à l’honneur, comme souvent lorsqu’il s’agit de films pour enfants. Sauf que cette fois, ces petites bêtes sont Lettones !Les trois premiers courts-métrages nous racontent, avec beaucoup de fantaisie, les aventures de toutes sortes d’insectes qui vivent un peu comme des êtres humains. En effet, ils vont à l’école ou se promènent en famille. Rien de bien extravagant. Mais leur vie est tout de même bien colorée ! Surtout lorsque des lucioles dansent au clair de lune. Et que dire d’une petite chenille qui joue du violon pour appâter l’ennemi ou d’une mouche qui porte une perruque et se met du rouge à lèvre !
(...)


Avec des couleurs, de la musique et des clochettes qui tintinnabulent, ces quatre courts-métrages sont très poétiques. Une poésie enfantine et innocente, avec de la malice, de l’amour et de la magie. Alors bien sûr, Le Bal des Lucioles et autres courts sont destinés aux tout-petits mais les plus grands pourront en apprécier le style et l’esthétisme. Parce que c’est mignon et sans prétention."
Caroline Carbel-Fortunée

Pour connaître les salles où est projetée ce film, rendez-vous ici : le programme

Un extrait du film : extrait

La bande annonce du Bal des Lucioles : bande annonce

lundi 7 juillet 2008

Le cinéma indépendant en solde !

A l'occasion des soldes, Agate Editions vous propose son premier film AU SUD DES NUAGES à un prix découverte !
Que ce soit pour offrir ou pour découvrir ce film sensible et atypique, profitez-en :

Profitez des soldes c'est aussi aider une ONG soutenue par Agate Editions. Pour chaque film acheté via sa boutique, Agate reverse 1€ à AIDES.


Bon film à tous !
dimanche 20 avril 2008

L'appel du "Club des 13" pour le cinéma français

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« Où sont passés les huit à dix beaux films français qu'on faisait chaque année ? », se demande Pascale Ferran. Avec douze autres professionnels, la réalisatrice de Lady Chatterley a fondé le Club des 13, qui vient de publier Le milieu n'est plus un pont mais une faille (Stock, 10 euros). Leur rapport sur l'état du cinéma français se lit comme un roman.

Un constat alarmant...

Le constat est alarmant selon Libération : "Les mesures d'accompagnement du cinéma français ne viennent plus en aide aux films qui en ont le plus besoin. Des dysfonctionnements structurels, des dispositions obsolètes voire des malversations, sans oublier les évolutions du marché et les positions dominantes de certains acteurs du secteur, comme les diffuseurs télé, ont fini par handicaper" le système.Fruit d'une réflexion d'un an et demi, le rapport pointe certaines failles du cinéma français ayant entraîné "une baisse de qualité des films d'initiative française, et une bipolarisation accrue entre films riches et films pauvres", rapporte Libération.

...Et les préjugés qui tombent un à un !

Non, ce n'est pas le contribuable qui paie, mais le public : une part des recettes de chaque film est réinjectée dans un système censé profiter à tous. Sauf que cette redistribution échappe de plus en plus aux films « du milieu », comme Persepolis, Un secret ou La Graine et le Mulet, dont le tort principal est de coûter entre 4 et 7 millions d'euros. C'est trop pour qu'une chaîne comme Arte participe à son financement et pas assez pour une télé privée, qui veut du spectacle quitte à imposer ses vues sur le script ou le choix des acteurs. Ces films « à la fois populaires et ambitieux » n'ont que trop rarement le temps, en salle, de développer le bouche à oreille, indispensable pour que le succès s'installe. Ce sont ces « failles » que le Club des 13 voudrait combler, en réformant le système en douceur, en taxant, par exemple, les marges arrière des salles (pub, confiserie), en favorisant les producteurs qui prennent des risques, en renforçant les obligations des télés... afin de rendre le système plus juste sans coûter un centime au public !

source : www.20minutes.fr, www.nouvelobs.com
jeudi 17 avril 2008

Festival de Cannes 2008 : Préparatifs !

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L'un de nos chroniqueurs du Cinéma d'Agate sera à Cannes pendant toute la durée du Festival ! En prévision, de nombreuses photos et vidéos inédites dans les coulisses de l'un des plus grands festivals dédié au septième Art.

Petit flash back avec la bande annonce du film qui a remporté la Palme d'Or de l'édition 2007 du festival,"4 mois, 3 semaines et 2 jours" de Cristian Mungiu :



On revient sur un moment d'anthologie, une année mythique où Clint Eastwood, président du jury, descerne la Palme d'Or :

jeudi 10 avril 2008

Festival du Cinéma Indépendant Américain


Du 2 avril 2008 au 15 avril 2008, la seconde édition du FCIA (Festival du Cinéma Indépendant Américain) souhaite faire découvrir au plus grand nombre un "autre cinéma" grâce à la diversité artistique, ethnique, et socioculturelle qu'il véhicule, et aider les films présentés à trouver un distributeur dans l'Hexagone.


Bande annonce de Crude Impact - Réalisateur James Jandak Wood USA 2007. L'un des films programmé pendant le festival.
Une exploration puissante - rendu d’autant plus par l’actualité – de l’interconnexion entre la domination humaine de la planète et la découverte et l’utilisation du pétrole, CRUDE IMPACT expose notre profonde dépendance d’énergie provenant de combustibles fossiles ; et examine les implications de l’imminente menace d’un pic pétrolier mondial.


Manifestation parallèle au Festival de Deauville, qui élabore avant tout sa programmation autour des films de studios, le FCIA souhaite s'insérer dans un territoire vierge afin de proposer au public une programmation qui ne lui est offerte nulle part ailleurs, avec la présentation chaque année une vingtaine de films représentatifs de la production indépendante du continent américain. La programmation des films en compétition est établie par Nicole Guillemet, Directrice Générale du Miami International Festival et coprésidente de Sundance durant 18 ans.

Le site : http://www.fcia.fr/
Miami International Festival : http://www.miamifilmfestival.com/

Source : allociné.com, www.fcia.fr/

mardi 1 avril 2008

Universciné et Neuf TV : La VOD arrive directement sur votre télévision

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Pour la première fois en France, la Collection UniversCiné est disponible en vidéo à la demande sur la télévision par ADSL. Constituée de plus de 500 films indépendants (dont Va vis et deviens, Mondovino, etc...), elle sera accessible aux abonnés du service Neuf TV, grâce à un accord commercial et éditorial signé par UniversCiné, société de distribution VoD dédiée au cinéma indépendant, et le fournisseur d’accès à Internet Neuf.

La Collection UniversCiné est un catalogue composé de plus de 500 films, puisant dans tous les genres cinématographiques et qui réunit des films de réalisateurs comme Pedro Almodovar, Arnaud Desplechin, Pierre Salvadori, Robert Guédiguian, Woody Allen, Rachif Bouchareb ou Bruno Dumont.

Selon Jean-Yves Bloch, Directeur général d’UniversCiné « Il s’agit de rendre le meilleur du cinéma indépendant français et étranger accessible au plus grand nombre, directement sur la télévision et plus seulement sur Internet ». Pour Julien Vin-Ramarony, Directeur des contenus et des programmes de Neuf, « nous sommes heureux d’être le seul fournisseur d’accès à Internet à distribuer les films et contenus éditoriaux d’UniversCiné. Cela nous permet d’enrichir notre offre et de capitaliser sur le puissant pouvoir d’attraction que constitue ce type d’oeuvres. »

UniversCiné est une société de distribution VoD, née en 2001 et présidée depuis septembre 2007 par Alain Rocca, dont l’actionnariat regroupe une cinquantaine de producteurs et distributeurs indépendants français. L’objectif de cette société est d’établir en France et en Europe un modèle ouvert, fédérateur et collaboratif d’exploitation en VoD du cinéma indépendant, afin de devenir un acteur de référence du secteur.

Réponse active et originale aux profondes mutations des modes de diffusion et de distribution du cinéma, la société est structurée autour de 3 activités : - Editeur du site de VoD http://www.universcine.com/, qui propose d’ores et déjà plus de 350 films de la production indépendante mondiale et développe une approche éditoriale poussée- Distributeur VoD de la « Collection UniversCiné » auprès des principaux opérateurs d’offres de VoD respectueuses d’un cinéma à forte dimension créative (offres VoD de certains Fournisseurs d’Accès à Internet, plateformes PC positionnées sur l’offre de contenus culturels)- Editeurs de services de VoD, constitués spécifiquement à destination d’acteurs institutionnels et dédiés au cinéma indépendant (Ministère des Affaires Etrangères)

Ces mutations dans le secteur, avec la dématérialisation des supports, intérrogent le métier d'éditeur vidéo. Agate Editions, dont le premier film est sorti sur support DVD classique vous expliquera son positionnement face à ces évolutions.
mardi 11 mars 2008

HD : le Blu-ray s'impose partout

Dans certains pays les acheteurs d'un lecteur HD DVD n'auront pas tout perdu. Sony propose déjà en Suisse un échange entre les lecteurs HD DVD et Blu-ray et maintenant c'est le distributeur Circuit City qui permet à ses clients d'échanger leur lecteur moyennant le paiement de la différence de prix.

Si l'initiative est bonne on peut se demander comment ces consommateurs vont encore pouvoir lire leurs films acquis en HD DVD. En France pour le moment aucune offre de ce type n'est proposée.

Apple et Microsoft intéressés par le Blu-ray

Maintenant que le format HD DVD est mort, Microsoft se retrouve presque dans l'obligation d'intégrer un lecteur Blu-ray dans sa console Xbox 360.

La Playstation 3 l'intégrant en standard on voit mal en effet comment la firme de Redmond pourrait faire l'impasse dessus. La question qui se pose est de savoir si ce lecteur sera interne ou externe. Le prix du lecteur risque aussi de poser problème. On voit mal Sony faire un geste alors qu'il est clairement en position de force.

Par ailleurs Apple négocie également en vue d'intégrer des lecteurs dans ses ordinateurs. Pour le moment la société s'est abstenue d'intégrer des lecteurs HD dans son catalogue préférant se concentrer sur la distribution de contenu par téléchargement. Ce système n'est cependant pas encore viable à grande échelle, trop de consommateurs ne disposant pas d'une vitesse de connection suffisante.
samedi 8 mars 2008

Salle de cinéma : l'affaire du Méliès

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Suite à notre article sur le cinéma Comœdia, nous revenons sur l'affaire qui a opposé le cinéma le Méliès à MK2.

Pour résumer, MK2 a déposé un recours afin d'empêcher le développement et la rénovation du cinéma d'Art et Essai le Méliès possédé par la ville de Montreuil. Le climat s'est largement dégradé lorsque MK2 a porté plainte pour injure publique à l'encontre des auteurs d’une campagne pour la défense du Méliès et en particulier d'une publicité mettant en cause MK2.

Requin contre poisson rouge

La publicité incriminée, pour laquelle Montreuil dépêche hebdo, L’Humanité et 20 minutes sont également attaqués, met en scène un requin (MK2) s’apprêtant à manger un poisson rouge (Le Méliès). Elle dénonçait le blocage par MK2 du projet d’extension du cinéma municipal de trois à six salles.

Marin Karmitz (fondateur de MK2) s’est dit très choqué, d’être “transformé en requin après avoir œuvré pendant quarante ans pour le cinéma et pour la diversité”, estimant que l’extension du Méliès, financée avec l’argent public, est elle-même une atteinte au pluralisme. La direction du Méliès a répondu hier que sa programmation était très différente de celle du MK2 Nation, son concurrent présumé.

Tensions dans le monde du cinéma

Cet incident témoigne de la tension actuelle qui sévit dans le milieu du cinéma, des raisons économiques amenant des oppositions farouches entre passionnés du septième art. Voici les communiqués des deux protagonistes :

Communiqué de l'association Renc'Art

"L'association Renc'Art au Méliès, dont le but, selon ses statuts, est de « contribuer à promouvoir un cinéma de qualité et de réflexion, source de connaissances, de plaisirs et de distractions auprès de l'ensemble de la population », s'insurge contre les recours en justice déposés cet été par UGC et MK2 pour barrer la route au projet d'extension du cinéma Georges Méliès, cinéma municipal, classé Art et Essai, à Montreuil.

Renc'Art au Méliès lance cette pétition pour exprimer notre refus du marché à tout prix et notre soutien aux valeurs culturelles et éducatives, en particulier dans le champ cinématographique.

La politique de programmation et d'animation du Méliès s'inscrit dans la continuité du travail accompli depuis la municipalisation. Ce transfert et cet agrandissement répondent à 4 raisons :
- S'adapter à la demande croissante des cinéphiles de Montreuil et de l'Est Parisien ; Montreuil, avec 100 000 habitants, est sous-équipé en salles de cinéma.
- Permettre une exposition plus longue de chaque film programmé.
- Faciliter l'accueil de tous les spectateurs, spécialement les handicapés, les malvoyants, les malentendants.
- S'ouvrir aux nouvelles technologies de diffusion, notamment le numérique.

UGC et MK2, ces deux mastodontes, qui concentrent 44% des écrans parisiens et 55% des entrées, ont décidé que le développement du Méliès constituait un viol des règles de la concurrence et un abus de position dominante. En outre, ils ont récusé la décision de la commission départementale d'équipement cinématographique qui a rendu, à l'unanimité, un avis favorable sur ce projet.

Le président d'UGC estime que le Méliès pourrait faire perdre 46 000 entrées sur ses 2 300 000 entrées annuelles à l'UGC Ciné Cité de Rosny II. M. Marin Karmitz, MK2, producteur, distributeur, éditeur, n'a, quant à lui, jamais voulu s'implanter en banlieue ; il s'est néanmoins indigné qu' « au nom d'une soi-disant action culturelle (les salles Art & Essai !), on crée une activité privée avec de l'argent public ».

L'hostilité de UGC-MK2 à l'agrandissement du Méliès, pour exemplaire qu'elle soit, est symbolique d'un antagonisme profond entre leurs intérêts commerciaux et nos valeurs culturelles et éducatives. Ce conflit a pris désormais une dimension nationale. Les procédures entreprises par UGC-MK2 se multiplient dans l'hexagone. Les exploitants des salles indépendantes, municipales, associatives et privées, sont inquiets. Les cinéastes (plus de cent, dont 7 « Palmes d'or ») ont exprimé immédiatement leur soutien au projet d'extension du Méliès et leur attachement au réseau de salles Art & Essai.

Devant cette situation, Madame Christine Albanel, ministre de la Culture, s'est même exprimée sur le fond du dossier en déclarant le 20 octobre: « A mon sens, le Méliès n'est pas en concurrence avec ces groupes. »

Au-delà du Méliès, devenu l'étendard de ce combat contre le désir hégémonique des grands circuits, ces recours révèlent leur détermination à détruire le statut même des cinémas d'Art & Essai en France en s'attaquant aux aides publiques (municipales et nationales) qui soutiennent leur travail. Sans ces salles, en effet, où trouver des séances consacrées à l'éducation, au patrimoine, à la recherche, à la découverte, au jeune public, aux premiers films, aux documentaires ?

Il ne saurait y avoir de diversité des oeuvres sans diversité des salles."

Communiqué de MK2

" Depuis quelques mois, la tension entre grands et petits du cinéma parisien est montée d’un cran. Le 13 juillet dernier, mk2 dépose un recours contre le projet d’extension du Méliès, cinéma municipal de Montreuil. TroisCouleurs publie un texte de MK2 expliquant les raisons de son recours, ainsi qu’un communiqué du réseau de salles ISF (Indépendants, Solidaires et Fédérés) rejoignant sa position.

Le 13 juillet dernier, nous avons déposé un recours contre l’autorisation accordée à la ville de Montreuil de créer six salles en remplacement des trois salles du cinéma Georges Méliès. Un tel recours peut être déposé par tout organisme directement concerné par l’implantation d’un projet dans sa zone de chalandise, devant le tribunal administratif. Il ne met pas fin, en soi, au projet mais pose la question de sa légalité et permet d’ouvrir le débat pour soulever un certain nombre de problématiques.

Nous déplorons la transformation d’un cinéma de quartier de trois salles en un complexe de six salles, dont la construction et la gestion sont intégralement financées par des fonds publics. Le Méliès, propriété exclusive de la municipalité de Montreuil, n’est soumis ni aux contraintes d’exploitation ni aux contraintes de rentabilité des autres cinémas. Ce statut lui permet de déroger aux règles de concurrence normale en proposant des tarifs impraticables par les autres cinémas. S’ils s’alignaient sur les tarifs proposés par le Méliès, ces cinémas, dont nous faisons partie, ne pourraient couvrir leurs frais de fonctionnement et maintenir un niveau de rémunération suffisant pour les auteurs.

Cette liberté commerciale, associée au projet d’extension, menace directement nos cinémas MK2 Nation et MK2 Gambetta, situés à moins de sept minutes en transports en commun du Méliès. Sans chercher à nous poser en victimes, nous souhaitons simplement informer les spectateurs qu’une baisse de seulement 10 % des entrées du MK2 Nation et du MK2 Gambetta mettra en question la survie économique de ces salles de quartier, à travers lesquelles nous réalisons un véritable travail de proximité depuis presque dix ans.

Ce problème, qui oppose les salles subventionnées aux salles indépendantes non subventionnées, n’est pas uniquement d’ordre local, mais d’ordre national. Le réseau de cinémas indépendants d’art et d’essai Utopia, dont le travail est unanimement reconnu par la profession, fait face aux mêmes problématiques dans différentes villes de France. Ils nous ont apporté leur soutien par le biais d’un communiqué diffusé par l’association ISF (Indépendants, Solidaires et Fédérés, publié ci-dessous).

Nous avons été très choqués, ainsi que l'ensemble de nos collaborateurs, par la virulence et l'inexactitude des attaques qui nous ont été portées dans la profession et dans les médias suite au dépôt de ce recours. En matière d’exploitation, depuis trente ans, nous avons été précurseurs dans de nombreux domaines : pour l’implantation de salles dans les arrondissements délaissés par le cinéma, pour le travail de proximité dans les quartiers, pour la version originale, les séances découvertes, les cycles pour les enfants...

En tant que spectateur, vous êtes notre seul juge, c’est pourquoi nous avons souhaité vous soumettre les raisons de notre démarche. Nous vous remercions de continuer à être exigeant vis-à-vis de ce que nous accomplissons. C’est vous qui nous poussez chaque jour à améliorer la qualité de notre travail, à défendre une autre idée du cinéma."

source : metrofrance.com - www.rencartaumelies.fr - www.mk2.com/forum
mardi 4 mars 2008

Le métier de cinéaste

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Etre cinéaste, voilà un beau métier.. difficile aussi ! Voici le témoignage d'Anne Villacèque. La réalisatrice de "Petite chérie" et "Riviera" parle de son métier de documentariste, et de la difficulté à vivre du cinéma :



Mais tout n'est pas noir, loin de là.. nous avons parlé du cinéma allemand récemment sur ce blog. Voici une interview du réalisateur Florian Henckel von Donnersmarck qui a connu un beau succès avec son film "La Vie des autres" :



source : www.universcine.com - www.fnac.com
vendredi 29 février 2008

Exploitants : Le cinéma indépendant en difficulté

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Les César 2008 furent l'occasion pour les cinémas de proximité de l'Hexagone d'afficher leurs craintes face aux pressions exercées par les grands exploitants «UGC et MK2 en tête».

Le 22 février à 21h, lors de la cérémonie des César, les salles de proximité ont suspendu leur séance ou ont proposé des interventions, des débats en première partie de soirée. Un geste symbolique sans réelle incidence sur le public, qui avait essentiellement pour vocation d'alarmer les politiques et la presse sur les difficultés du secteur. Colette Périnet, Présidente du GRAC (Groupement Régional d'Actions Cinématographiques), attire notre attention sur l'actuelle «remise en cause de l'intervention publique avec, comme prétexte pour les grands groupes, la concurrence déloyale que constitueraient les subventions que reçoivent ces établissements pour s'installer, s'agrandir». Le cinéma Comœdia est aujourd'hui victime de ces attaques juridiques. Elles visent à la fois la subvention accordée pour sa remise en état par le CNC (Centre National de la Cinématographie) et l'appellation même du lieu qui serait la propriété du groupe UGC.


Le cinéma Comœdia est né au début de la première guerre mondiale, à l’emplacement d’un ancien jeu de boules. Son fondateur, Jules Melchior Pinard, surnommé « Mel-kior » a égrené les « vogues » de la ville avec ses installations foraines. Lorsque le cinéma se sédentarise, il ouvre trois salles : le Saxe (à l’emplacement du Théâtre de la Tête d’or), le Lafayette (l’actuelle Fourmi) et le Berthelot, futur Comœdia qui avec ses 561 places, s’impose comme l’une des plus vastes de la ville.

Pour Colette Périnet, la pression peut-être encore plus sournoise. Elle serait «de plus en plus forte sur les distributeurs de films indépendants pour priver les exploitants situés en périphérie ou bien dans les zones rurales de l'accès rapide aux films porteurs Art et Essai» et cela, au profit des multiplexes désireux de conquérir de nouveaux publics, familiers de ces salles de proximité. De plus, l'arrivée de la diffusion numérique et l'investissement matériel qu'elle nécessite, pénalisent économiquement les petites exploitations dans un contexte rendu encore bien plus difficile par le désengagement plus ou moins annoncé de l'Etat en matière d'action culturelle cinématographique.

Situation délicate pour le cinéma indépendant !

source : www.lyoncapitale.fr - www.cinema-comoedia.com

jeudi 28 février 2008

Akira de Katsuhiro Otomo en route vers une adaptation cinéma

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Les studios Warner Bros, qui possèdent les droits du manga Akira, ont annoncé la sortie de deux films adaptés de l’œuvre de Katsuhiro Otomo.

Chaque film reprendra l’action de 3 des livres dans un nouveau Manhattan en reconstruction après avoir été détruit 31 ans plus tôt. Le premier, qui sera dirigé par Ruairi Robinson d'après un scénario de Gary Whitta. devrait sortir pour l’été 2009.

Ruairi Robinson est l'auteur de The Silent City.

Au vu de l'ambiance de ce court métrage, on peut espèrer une adaptation de qualité. Une première adaptation, en dessin animé cette fois, avait été réalisée par Otomo lui même en 1989 et reste un film culte. L'enjeu sera donc de taille pour Warner et Robinson !

La bande originale " Symphonic suite AKIRA " a été réalisée par Shoji Yamashiro, compositeur, arrangeur et producteur du groupe de world music Geinoh Yamashirogumi. Cette BO colle parfaitement à la peau du film et appuie encore plus sur la puissance des scènes.

mercredi 27 février 2008

Le cinéma allemand aujourd'hui

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"Montag, Ping Pong, La Vie des autres... Ce n’est pas tout à fait une déferlante de films allemands sur nos écrans, mais ils sont assez nombreux pour que l’on remarque le revival d’un cinéma qui n’avait pas brillé depuis, disons, Fassbinder...

Les films allemands sont plus nombreux. Ils sont meilleurs aussi. En témoigne la pluie de récompenses qu’a reçu La vie des autres lors de la European Film Awards 2006 (meilleur film, meilleur scénario, meilleur acteur). Peut-on toutefois en déduire qu’il y aurait une « nouvelle vague allemande » ?

Si Ping Pong (premier film d’un étudiant en cinéma récompensé à la Semaine de la Critique du festival de Cannes) et Montag se répondent indubitablement, d’autres films, à commencer par Good Bye Lenin !, véritable événement de l’année 2003, tant en Allemagne qu’en France, se placent dans une sphère moins auteuriste, mais témoignent de la vitalité de la production allemande."

Voici la bande annonce du film Ping Pong de Matthias Luthardt :



synopsis : Un matin d’été, les pas d’un invité inattendu crissent sur les graviers d’une allée pavillonnaire. Sans crier gare, Paul, 16 ans, adolescent d’une beauté sombre le faisant paraître plus âgé, s’immisce dans le quotidien bourgeois et faussement idyllique de Stephan, son oncle, d’Anna, la femme de ce dernier, et de leur fils, Robert. Presque malgré lui, l’intrus sèmera dès lors le trouble.

source : http://fr.wikipedia.org, http://www.objectif-cinema.com/
dimanche 24 février 2008

Le cinéma indépendant aux USA - partie II

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Suite et fin de l'article de Kenneth Turan à propos de l'essor du cinéma indépendant américain :

L'accent sur la création artistique

Lorsqu'un film coûte plus de 100 millions de dollars à réaliser, comme c'est généralement le cas à Hollywood, il faut qu'il attire le public le plus large possible, non seulement aux États-Unis mais également dans le monde entier, afin de rentabiliser les sommes investies. Cela veut dire qu'il faut privilégier l'action - facteur numéro un de séduction du public partout dans le monde - ainsi que les éléments qui plaisent aux moins de 25 ans, qui constituent la majorité des spectateurs.

Les films indépendants, en revanche, coûtent beaucoup moins cher à réaliser : de quelques milliers de dollars à 15 ou 20 millions. Bien que cela puisse sembler beaucoup, ce n'est pas grand-chose comparé aux budgets de Hollywood. Ces budgets plus bas donnent aux films indépendants la liberté d'être plus personnels et plus originaux et de mettre l'accent sur les personnages et l'histoire à raconter plutôt que sur des explosions. Ces films peuvent alors privilégier l'expression artistique et personnelle en se souciant moins de leur rentabilité commerciale, ce qui explique, entre autres, pourquoi ils ont généralement plus de succès aux Oscars que les grandes productions commerciales.

Si un cinéphile américain souhaitait avoir ce genre d'expérience cinématographique il y a quarante ou cinquante ans, il n'avait d'autre choix que de se tourner vers le cinéma étranger. C'est l'une des raisons pour lesquelles les films français, italiens, japonais, scandinaves et autres ont connu un succès croissant aux États-Unis dans les années 1950 et 1960.

Le cinéma indépendant qui a permis aux spectateurs américains de voir ce genre de films dans leur propre langue n'est pas né du jour au lendemain. L'acteur et réalisateur John Cassavetes, aujourd'hui décédé, (le seul cinéaste en l'honneur duquel un prix des Independent Spirit Awards a été nommé) faisait déjà des films de style indépendant en 1957, date de réalisation du légendaire Shadows.


John Cassavetes et Peter Falk

On considère souvent que The Return of the Secaucus Seven, réalisé par John Sayles en 1980, marque le début du cinéma indépendant moderne. La production de ce film a coûté 60.000 dollars, que le réalisateur a réunis en partie en réécrivant des scénarios de films de Hollywood, et a rapporté 2 millions de dollars. Pour la première fois, il est apparu qu'il était possible de concilier succès commercial et créativité en dehors des studios de Hollywood.

La montée du cinéma indépendant

Deux autres films, distribués par Miramax, géant mondial du cinéma indépendant créé par Harvey Weinstein et son frère Bob et nommé en l'honneur de leurs parents, ont prouvé que les films indépendants faisaient désormais partie du paysage cinématographique. En 1989, Sexe, mensonges et vidéo, de Steven Soderbergh, a remporté le Prix du Grand Jury du festival de Sundance et ensuite la Palme d'or du festival de Cannes, établissant ainsi la réputation du cinéma américain indépendant à l'échelle internationale.

Pulp Fiction, de Quentin Tarantino, a fait mieux encore, non seulement en remportant la Palme d'or à Cannes en 1994, mais aussi en étant le premier film indépendant à réaliser plus de 100 millions de dollars de recettes, ce qui a confirmé le flair dont avait fait preuve Disney en achetant Miramax l'année précédente.

Comprenant que les films indépendants étaient trop différents pour être réalisés par leurs équipes cinématographiques habituelles, tous les studios hollywoodiens se sont vite dotés d'une section indépendante. Citons parmi ces « divisions spécialisées », comme on les appelle dans la profession, Fox Searchlight, Warner Independent Pictures, Universal Focus et le vénérable Sony Pictures Classics.



Ces divisions spécialisées réalisent des films indépendants haut de gamme, bénéficiant des plus gros budgets et des stars les plus célèbres. Ils ressemblent parfois aux films de Hollywood mais, en fait, ne pourraient plus être réalisés par les studios hollywoodiens. Little Miss Sunshine en est un parfait exemple. Bien qu'il ait obtenu une nomination aux Oscars pour le meilleur film et ait remporté l'Oscar du meilleur scénario en février 2007, ce film avait été refusé à de nombreuses reprises par les principaux studios hollywoodiens.

Les films indépendants peuvent non seulement permettre d'exprimer une sensibilité différente, mais également représenter différents groupes et raconter différents types d'histoires. Parce que ces films ne coûtent pas nécessairement une fortune, c'est dans le cinéma indépendant que des réalisateurs noirs américains comme Spike Lee, et des réalisateurs gay comme Gregg Araki, ont pu faire des films qui traitent de personnages marginalisés mais susceptibles d'intéresser un large public.

L'impact du numérique

Le facteur coût contribue également à l'importance croissante des documentaires indépendants. À l'heure actuelle, les documentaires de ce type se multiplient et n'ont jamais été vus par autant de spectateurs. Il y a plusieurs raisons à cela, mais la principale tient au fait que le faible coût du matériel numérique permet aux réalisateurs de produire eux-mêmes leurs documentaires.

Scott Hamilton Kennedy, réalisateur de clips vidéo et de films commerciaux, est un bon exemple. Il n'aurait jamais réalisé le documentaire OT : Our Town s'il n'avait pas rencontré l'enseignante qui montait une pièce de théâtre de Thornton Wilder dans un lycée californien. Lorsqu'elle lui a parlé du projet, il a compris qu'il lui fallait filmer la situation à tout prix. « Je n'ai jamais essayé de mobiliser des fonds ou de constituer une équipe de tournage, explique-t-il. Je savais que si l'on perdait du temps à faire cela, ce moment passerait sans laisser de traces. »

Scott Hamilton Kennedy est donc allé dans ce lycée avec une caméra à l'allure si modeste qu'elle donnait l'impression, dit-il, d'avoir été achetée dans une chaîne de magasins d'électronique grand public. Grâce à ce matériel peu intimidant, les élèves étaient détendus en sa présence, ce qui a contribué à créer l'intimité et la confiance qui font la force du film. L'indépendance financière permet de mener une réflexion indépendante qui donne certains des meilleurs films vus aux États-Unis depuis longtemps.


Kenneth Turan
source : Extrait de "eJournal USA" L'industrie du cinéma aujourd'hui
samedi 23 février 2008

Le cinéma indépendant aux USA - partie I

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Dans cette nouvelle rubrique du blog Cinéma indépendant US, nous vous proposerons au fur et à mesure de très intéressants articles issus de la revue "eJournal USA". Nous commençons par un extrait d'un article de Kenneth Turan dont la seconde partie sera publiée demain :

Introduction

Aux États-Unis, le cinéma indépendant moderne est né lorsque des réalisateurs audacieux ont produit avec leurs propres deniers des films que les studios hollywoodiens ne voulaient pas financer. Le succès remporté auprès du public par ces films, qui se caractérisent généralement par leur budget réduit et leur excellente qualité, a permis à l'industrie cinématographique indépendante de se développer et de prospérer. Kenneth Turan (l'auteur de l'article ci dessous) est critique de cinéma pour le Los Angeles Times et l'émission Morning Edition de la National Public Radio. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont : « Now in Theaters Everywhere : A Celebration of a Certain Kind of Blockbuster », publié en 200) et « Sundance to Sarajevo : Film Festivals and the World They Made », publié en 2002.

La plupart des pays s'estiment heureux lorsqu'ils ont leur propre industrie cinématographique. Si ce secteur est en plein essor dans certaines régions du monde - on pense tout de suite à l'Inde et à Hong Kong -, les États-Unis ont le privilège de n'avoir pas seulement une industrie cinématographique en bonne santé, mais deux.

La première, connue partout où l'on diffuse des films, est l'industrie dominante de Hollywood. C'est là que sont produits les films à grand budget, comme Spiderman ou Pirates des Caraïbes, qui coûtent des centaines de millions de dollars à réaliser, rapportent au bas mot des milliards de dollars de recettes de par le monde et donnent lieu à des suites à n'en plus finir.

Mais depuis plus d'une vingtaine d'années, une production cinématographique parallèle - le cinéma indépendant américain - s'est développée avec succès. Ce secteur a son propre festival (Sundance, à Park City, dans l'Utah) et sa propre version des Oscars, les prix Independent Spirit Awards, décernés quelques jours avant la cérémonie de remise des Oscars). Il existe même des salles de cinéma qui projettent surtout des films indépendants et des acteurs et des réalisateurs qui travaillent principalement dans ce secteur.

Cela ne veut pas dire pour autant qu'il n'y a pas, entre ces deux branches du cinéma américain, une relation en quelque sorte de symbiose. De grandes vedettes de Hollywood sont parfois saluées par la critique pour leur rôle dans des films indépendants - cela a été par exemple le cas de Tom Cruise lorsqu'il a joué dans Magnolia de Paul Thomas Anderson. Il arrive aussi que des stars du cinéma indépendant prennent part à des films hollywoodiens à grand budget, comme Steve Buscemi l'a fait dans les superproductions traditionnelles Armageddon et The Island. Et le cinéma indépendant joue maintenant un rôle de premier plan dans la plus hollywoodienne des institutions : les Oscars.

Rappelons toutefois que deux grandes caractéristiques séparent les films hollywoodiens des films indépendants : d'une part le budget - le coût de la réalisation du film - et d'autre part le sujet et la façon dont il est traité - ce sur quoi porte le film. Comme toujours dans le cinéma américain, ces deux éléments sont interdépendants.

Kenneth Turan
source : Extrait de "eJournal USA" L'industrie du cinéma aujourd'hui
mercredi 13 février 2008

Sur le tournage : "Au sud des nuages" - partie 4

Posted in by Agate | Edit
Après Moscou et la Russie, nous arrivons à Oulan Bator où le tournage d'Au sud des nuages réserve quelques surprises au réalisateur..:






Commentaires du réalisateur Jean-François Amiguet : "Nous sommes à Oulan Bator, le long d'une route qui mène vers le quartier des yourtes. Durant les repérages, j'avais observé que des hommes jouaient au billard sur les trottoirs. Cette image m'avait particulièrement frappé et j'ai absolument voulu la mettre en scène dans le film, car elle exprime très bien ce qu'est la vie en Mongolie : le côté improvisé et profondément vivant de ce pays !"
samedi 9 février 2008

Chronologie des médias et piratage

En France, il existe ce qu'on appelle la "chronologie des médias". Cette chronologie se présente ainsi : un film sort en salles de cinéma, 6 à 9 mois après en il sort en vidéo (6 mois après la mise en vente Vidéo, intervient la VOD), il faut ensuite compter 1 an pour une premère diffusion TV sur Canal+, et 3 ans pour les autres chaînes (hertziennes, câble, satellite, TNT).

L'UPF (Union des Producteurs Français) s'est manifestée pour un raccourcissement du délai qui sépart l'exploitation Vidéo et VOD. En effet c'est surtout après la commercialisation en Vidéo d'un film que celui-ci subit les effets de la piraterie. Pour cela, le raccourcissement du délai VOD à 3 mois après la Vidéo, aura pour objectif de diminuer la tentation de le pirater, souvent poussée par l'impatience de disposer du film chez soi. Rappelons que le piratage de la Vidéo fait porter une perte estimée de chiffre d'affaire au secteur à hauteur d'un milliard d'euros par an.

Pour contrer la mise en ligne de Vidéos sur les sites de partage tels que YouTube et Dailymotion, l'INA (Institut National de l'Audiovisuel) a créé "Signature", une protection informatique qui empêche les programmes d'être librement diffusés sur Internet. De nombreux producteurs ont souscrit à ce mode de protection, le dernier en date n'est autre que EuropaCorp.
vendredi 8 février 2008

Palmarès du Festival International de Rotterdam 2008

Posted in by Agate | Edit
Du 23 janvier au 3 février a eu lieu la 37ème édition du Festival International du Film de Rotterdam (International Film Festival Rotterdam). Ce festival présente une large sélection de films issus du cinéma indépendant, novateur et expérimental ainsi que des expositions d’art contemporain, vidéo et nouveau média. Le festival soutient activement le cinéma à travers le CineMart, son marché de coproduction, et la Fondation Hubert Bals.

Le Festival International du Film de Rotterdam est un lieu d’échange essentiel à la découverte de nouveaux talents. Ses premières mondiales, internationales ainsi que sa compétition officielle (‘Tiger Awards Competition’) permettent d’être au fait des dernières évolutions de la production indépendante.

Le Palmarès :

- Flower in the Pocket de Liew Seng Tat
- Wonderful Town de Aditya Assarat
- Go With Peace Jamil de Omar Shargawi

- Prix de la foundation Prince Claus : Liew Seng Tat pour son projet In What City Does It Live
- Prix du public et le prix du jeune public : Persepolis

Voici le trailer de Flower in the Pocket de Liew Seng Tat, l'un des lauréats du festival :